Ce matin j'ai demandé à ma compagne, de ne pas acheter trop de viande cette semaine.
Pas trop de viande pour nous et nos enfants.
On comprend mieux la haine quand on sacrifie ce que l'on aime.
Nous ne sommes pas pauvre, ni riche. Nous sommes seulement conscient qu'à tout moment nous risquons de basculer ....de l'autre coté. Tomber. Et ne pas se relever.
Je comprend pourquoi dans l'Histoire des hommes, quand l'espoir disparait, apparait l'abattement puis la révolte.
Elle gronde déjà dans les banlieues. Celle de l'incompréhension, celle de ne pas être de "leur monde".
Et il y a celle profonde et latente, celle qui couve. Larvante, qui s'attise aux charbon du chomage, de la fain de l'injustice évidente.
Je me rappelle "sous le reigne, Mitterrand" un discours du ministre Lang qui corrigait un journaliste, en lui précisant que la France n'était ni le Bronx, ni l'Afrique. Que les gens
n'avait ni peur, ni fain.
Pas trop de viande ... cette semaine M Le Ministre.
Quel échec cuisant pour ces Politiques. Quelle honte.
A la lumiére des scandales, des enrichissements, des licenciements, des profits pharaoniques, des parachute dorés, des voyages à 138 000 €, ils nous tirent doucement vers la pauvreté. C'est
INEXORABLE.
Ils en veulent plus. Encore plus.
Haut fonctionnaires, politiciens, députés, sénateurs, ministres, Présidents, conseiller généraux. Nos bourreaux s'enchainent, les uns aprés les autres. Se déchainent, et rivalisent
d'ingéniosité...
Carieristes avant tout.
Ils ont peur de l'avenir, au point de sacrifier le notre. Rien d'anormal.
Paradoxe du quinquena et des renouvellements systématiques qui s'ensuivent.
Les CDD du pouvoir savent que leur passage sera cours et qu'il n'ont que 5 ans pour s'assurer un avenir. 5 ans au mieux, ou peu plus peut être, surement moins.
Les mechanismes sont lancés, cumul des pouvoirs, détournement, pot de vin, recherche du profit et abus de pouvoir, de confiance.
Ne soyez pas naïf, l'Europe et ses nouveaux mandats ne sont qu'un nouvel artifice.
Le politique a vendu son âmes aux multi-nationales. Elle a vendu nos vies et celles de nos enfants pour assurer les siens.
Recraché la premiere fois. L'Europe, Il essaye depuis, de l'enfoncer dans nos gorges.
Le peuple n'en voulait pas. Il le sent. Tous le monde le sait. Plus d'opacité et de méandre, plus de pouvoir à négocier.
Alors par la porte ou la fenêtre, l'Europe devait passer. C'est fait aujourd'hui, sans toi le peuple. sans ton pragmatisme déplacé. Nous ne pouvions semble t il comprendre. Nous ne l'avions que
trop compris. Voyoux
Pas trop de viande ce soir chérie.
Votez. La droite, puis la gauche. La gauche puis la droite. Votez.
Il n'y a plus de viande ce soir chérie.
N'y croyons pas. N'y croyez plus. Marchons et ouvrons les yeux.
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